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Le temps qui court.

27 Mai

Egon Schiele


Dans quelques jours, j’aurais vingt ans et demi. Je crois que c’est le moment de faire mon petit bilan semi-annuel et par la même occaz, de vous offrir un article personnel comme vous n’avez pas eu depuis bien longtemps vu que j’agis sur le jumeau maléfique de ce même blog, j’ai nommé Madame Froufrou. Je n’ai pas franchement vu passer ces six mois, faut dire qu’il s’est passé tellement de choses, qu’on ne les a pas vu passer.. J’ai galéré à la fac avec comme objectif d’avoir mon année. Résultat, j’ai bossé comme une dingue puis j’ai un peu tout lâché récemment, j’irais aux rattrapages mais la tête haute, je ne ne peux m’en prendre qu’à moi-même et continuer à rire quand on me dit « vous n’exploitez pas assez vos capacités! Vous êtes capables de nettement mieux! » Ahaha, oui je sais.. mais j’ai pas spécialement envie. Je ne vous raconte même pas la vie personnelle. J’ai jamais autant viré de monde de ma vie que depuis ces derniers mois. J’ai balayé les plus beaux statuts d’amitié pour tout refaire selon mes règles. J’ai eu des hauts et des bas, j’ai cru que je devenais véritablement bipolaire alors que je subissais juste la fatigue, le stress et les humeurs de chacun. Je me suis consolée en soirées sauf certains soirs où je suis rentrée encore plus déprimée qu’au départ. Ma vie sentimentale est passé du désert de Gobi au Parc Disneyland, un dimanche d’août. Non je peux pas dire le désert sinon, je vais en vexer donc on dira que je me plaignais d’être vieille et de plus vouloir papilloner; bah j’ai repoussé les limites de la vieillesse. Mais j’ai, enfin, réussi à trouver un équilibre avec moi-même et c’est assez plaisant avant de le trouver avec quelqu’un. Ca fait longtemps que je n’y croyais plus trop. Et j’ai tout revu, le sourire figé sur les lèvres dans le taxi qui me ramenait chez moi. Je crois que j’ai grandi dans ma tête en six mois. Je me suis un peu plus affirmé, j’ai réalisé qu’à vingt ans, tout est possible. Qu’il suffit juste de se la donner, la chance. J’ai compris (un peu plus) que chaque jour était nouveau et que ce n’était pas si grave de passer du rire aux larmes. Le principal, c’est de vivre. Et il me reste encore six mois pour savourer le plus bel âge.

Lorie a eu 20ans, avant.

6 Nov

kate

On parle très souvent de la crise d’ado mais assez peu de la crise de 20ans, celle-ci même que je traverse en ce moment. Je l’ai réalisé ce matin -ou plutôt, on me l’a fait réaliser- et c’est comme si j’avais ouvert enfin les yeux sur 3mois de calvaire. Le mot qui revenait le plus: Blasée. L’action qui revenait la plus: pleurer. L’état qui revenait le plus: fatigue extrême. Chacun y est allé de son petit avis: mononucléose, grippe, surmenage, grosse déprime penchant vers la dépression. Et au final, ce matin, lors d’une discussion, Elle m’a aidé à y voir plus clair. C’est donc ça, les pleurs, le stress, la fatigue, la déprime. La Crise des 20printemps (tellement plus joli que les autres termes). C’est pas dans le corps, c’est dans le coeur. Et accessoirement dans la tête quand on sait que l’un ne va pas sans l’autre. Je vais avoir 20ans et j’ai peur. J’ai peur de pas avoir su saisir des instants en vol, j’ai peur de ne pas réussir mon année, j’ai peur de ne pas réussir à re-aimer correctement depuis 5mois (Grand Dieu, 5mois déjà..), j’ai peur de ne plus jamais savoir m’exprimer par écrit, j’ai peur de blesser les personnes qui me sont chère, j’ai peur de me réveiller chaque matin en me demandant ce que je vais faire aujourd’hui pour rendre ma vie un peu mieux, j’ai peur de l’échec, j’ai peur de vivre. J’ai mal. J’ai l’impression qu’il s’agit d’une période insurmontable. Peut être parce qu’elle me renvoit les moindres petits parties pourries de ma vie passée. Ce qui me gêne le plus, ce n’est pas pour moi que je m’inquiète mais pour les gens qui me soutiennent. Ces amours qui sont là tout le temps, partout. Je ne retiendrais pas les méchants dans cet article (bizarrement ce sont tous des mecs. Niak Niak.). Ces amours que j’aime serrer dans mes bras et sentir leur cou. « T’en fais pas ma Audrey, ca va aller ». Ils arrivent à m’arracher des larmes, c’est aussi triste que fabuleux. Prenez soin de vous.

11:05

27 Sep

C’est vrai que c’est pas toujours facile, il faut vivre avec ses propres problèmes et ceux des autres. Il faut se battre au quotidien pour pouvoir sourire le plus possible. Il faut vaincre la, les maladie(s) avec le sourire parce que sinon c’est pas marrant. Je le dis toujours mais je crois que c’est dans des moments comme ça, que les gens sont les plus forts, que les gens se dévoilent véritablement. Face à l’adversité, le mot famille prend enfin un sens pour moi. Les larmes coulent parce que j’ai tout simplement peur. J’ai l’impression que la vie s’effrite peu à peu. Les gens en entendent parler depuis des années donc ils oublient que ça me ronge, au fond, tous les jours, tout le temps. Ils s’étonnent de voir cette jolie jeune femme -qui n’est pas moi- perdre sa joie petit à petit au fur et à mesure que la petite boule grandit dans un de ses seins. Elle écrit chaque jour pour se rappeler ce que c’est la douleur, ce que c’est l’épreuve, ce que c’est de mieux souffrir pour mieux profiter de la vie, ensuite. J’ai énormément peur pour elle, j’ai l’impression que tout pourrait s’arrêter du jour au lendemain. Je suis encore jeune et je me sens si vieille quand je me rend à l’hôpital. C’est peut être pour ça que je n’aime pas y aller pour les autres. J’y ai passé tellement de temps, je ne veux plus connaître ce monde là. Je n’y vais plus et heureusement. Tout se calme à un moment ou un autre pour mieux revenir. Mais y aller pour Elle c’est une véritable épreuve, Elle m’a toujours soutenue et maintenant c’est moi qui vais devoir la soutenir, la regarder perdre ses cheveux. C’est dur à supporter et pourtant si facile à écrire, les larmes coulent toutes seules. Quand on a la santé , on a la vie. Bon alors, on va se faire une jolie vie maintenant..?

Billy Boy

13 Sep

en-cas-de-malheur-1958-31-g

Chaque année, j’y pense. Chaque année, cette date est si particulière pour moi et en huit ans, je crois que personne n’a eu l’occasion d’oublier. Pourtant cette année, tout a été différent. J’avai tellement de choses à penser que j’ai eu qu’une minuscule pensée, le soir, avant de m’endormir. Je pensais à tellement de choses qui n’ont aucune importance, au fond. Alors, comme ça, j’ai retrouvé mon égoïsme légendaire, mon « et moi, et moi, je.. », je n’ai plus envie d’écouter les autres. Je cherche à m’enfoncer sous terre, dans un petit trou qui serait si petit que même les petites bêtes dégoûtantes ne le verraient même pas. Je resterais là alors des mois et des mois, je ne sais pas ce que j’y ferais, à part réfléchir. Réfléchir, toujours ,réfléchir. Mais à quoi? Ces petits trucs qui m’empoisonnent l’esprit depuis que je suis rentrée de vacances? Très certainement. Alors, pour contrer les silences ou au contraire, les langues trop pendues; je m’évade dans mon monde. Je me dis que le 5 octobre, c’est presque bientôt, que pleins de nouvelles (& cool, I Hope) m’attendent, que des problèmes, tout le monde en a. L’importance de ces derniers résultent de l’importance qu’on leur donne. Au final, je crois que ça va plutôt pas trop mal.